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Par FANTASTICA dans le 23 Août 2011 à 10:28
Dans le ciel calme et frais de son cœur éperdu.
Un flot ardent bouillonne en ses veines battantes ;
L’astre en elle répand sa lumière éclatante,
Et comme un grand brasier, l’inonde de rayons ;
Elle se sent couler dans une mer sans fond
Et comprend qu’une flamme immense, éblouissante,
A comblé le néant de son âme innocente.
C’était donc bien cela, le dragon redouté !
Il n’était pas affreux, ce monstre, en vérité…
Déjà elle est captive entièrement soumise
A ce mystérieux vainqueur qui l’a conquise ;
Elle est transfigurée et ses yeux ont changé :
Ils brillent à présent de l’éclat étranger
Des étoiles du soir dans la nuit parsemées…
Ce n’est plus cette enfant qui sanglotait, pâmée,
Attendant, trop docile, une terrible mort ;
Elle était douce et pure, et si rude le sort.
A présent cet oracle est loin de sa pensée ;
Elle a oublié son existence passée
Et ne vit plus que dans sa contemplation ;
En silence, figée, avec émotion,
Elle embrasse des yeux le délicieux mystère
Qui désormais l’a prise et la tient tout entière.
Corps et âme, elle habite un univers nouveau,
Inconnu, infini, mais si simple et si beau !
Il est frais et charmant, gracieux, plein de tendresse,
Plein de force et d’ardeur, d’entrain et de jeunesse ;
Il est moqueur, léger, il est grave, orgueilleux,
De tout son être émane un charme merveilleux.
Lorsqu’il rit, on dirait qu’un voile se déchire,
Et qu’avec lui le monde entier se met à rire ;
Ses yeux sont un abîme où l’on voit miroiter
Sur de changeantes eaux d’ineffables clartés,
Et parmi ses cheveux passent des étincelles
Qui semblent annoncer une gloire éternelle.
On dirait à le voir qu’il est fait de soleil
Et qu’alentour de lui tout gît dans le sommeil…Bientôt la suite...
" L'oracle avait dit vrai"
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Par FANTASTICA dans le 18 Août 2011 à 01:00

Cependant dans le bois un léger craquement
L’arrache tout à coup à son abattement :
En tressaillant d’effroi, elle tourne la tête,
Sûre de rencontrer le monstre qui la guette…
Mais ses yeux ne voient rien ; affolée et sans voix,
Elle écoute et n’entend que le vent dans les bois.
Pourtant son cœur bondit d’une étrange manière,
Et ses yeux éblouis se couvrent de lumière.Quelque chose de grand, de brûlant, de puissant
Vient de rentrer en elle et coule dans son sang.
En elle des élans inassouvis se brisent ;
Un feu léger, nouveau, en l’étouffant, la grise ;
On dirait que soudain le soleil a paruA suivre...
" Dans le ciel calme"
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Par FANTASTICA dans le 10 Août 2011 à 11:43
Tant que ta face au haut du Ciel luira,
Son long travail et souci ennuyeux.
Mon oeil veillant s'attendrira bien mieux,
Et plus de pleurs te voyant jettera.
Mieux mon lit mol de larmes baignera,
De ses travaux voyant témoins tes yeux.
Donc des humains sont les lassés esprits
De doux repos et de sommeil épris.
J'endure mal tant que le Soleil luit ;
Et quand je suis quasi toute cassée,
Et que me suis mise en mon lit lassée,
Crier me faut mon mal toute la nuit
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Par FANTASTICA dans le 20 Juillet 2011 à 16:15
Et l’enfant répondit, pâmée
Sous la fourmillante caresse
De sa pantelante maîtresse :
« Je me meurs, ô ma bien-aimée !
Je me meurs : ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m’oppresse ;
Ta forte chair d’où sort l’ivresse
Est étrangement parfumée ;
Elle a, ta chair, le charme sombre
Des maturités estivales,
Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre ;
Ta voix tonne dans les rafales,
Et ta chevelure sanglante
Fuit brusquement dans la nuit lente. » .P.V

Petite pause d'été, à bientôt au beau Pays de Fantastica
et bonnes vacances...

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Par FANTASTICA dans le 4 Juin 2011 à 07:40



Je traversais alors des mondes bien étranges
Faits de sommets bleutés, aux arbres flamboyants
Qui semblaient s'embraser, dans le soleil couchant
en lançant vers le ciel d'étonnantes louanges.
Un air doux, parfumé, lentement me berçait...



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