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    FANTASTICA

    Dans le ciel calme et frais de son cœur éperdu.
    Un flot ardent bouillonne en ses veines battantes ;
    L’astre en elle répand sa lumière éclatante,
    Et comme un grand brasier, l’inonde de rayons ;
    Elle se sent couler dans une mer sans fond
    Et comprend qu’une flamme immense, éblouissante,
    A comblé le néant de son âme innocente.
    C’était donc bien cela, le dragon redouté !
    Il n’était pas affreux, ce monstre, en vérité…
    Déjà elle est captive entièrement soumise
    A ce mystérieux vainqueur qui l’a conquise ;
    Elle est transfigurée et ses yeux ont changé :
    Ils brillent à présent de l’éclat étranger
    Des étoiles du soir dans la nuit parsemées…
    Ce n’est plus cette enfant qui sanglotait, pâmée,
    Attendant, trop docile, une terrible mort ;
    Elle était douce et pure, et si rude le sort.
    A présent cet oracle est loin de sa pensée ;
    Elle a oublié son existence passée
    Et ne vit plus que dans sa contemplation ;
    En silence, figée, avec émotion,
    Elle embrasse des yeux le délicieux mystère
    Qui désormais l’a prise et la tient tout entière.
    Corps et âme, elle habite un univers nouveau,
    Inconnu, infini, mais si simple et si beau !
    Il est frais et charmant, gracieux, plein de tendresse,
    Plein de force et d’ardeur, d’entrain et de jeunesse ;
    Il est moqueur, léger, il est grave, orgueilleux,
    De tout son être émane un charme merveilleux.
    Lorsqu’il rit, on dirait qu’un voile se déchire,
    Et qu’avec lui le monde entier se met à rire ;
    Ses yeux sont un abîme où l’on voit miroiter
    Sur de changeantes eaux d’ineffables clartés,
    Et parmi ses cheveux passent des étincelles
    Qui semblent annoncer une gloire éternelle.
    On dirait à le voir qu’il est fait de soleil
    Et qu’alentour de lui tout gît dans le sommeil…

      

     

    Bientôt la suite...

     " L'oracle avait dit vrai" 

      L’oracle avait dit vrai 


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    L'âme et l'amour  
         

       

     

      

    Cependant dans le bois un léger craquement
    L’arrache tout à coup à son abattement :
    En tressaillant d’effroi, elle tourne la tête,
    Sûre de rencontrer le monstre qui la guette…
    Mais ses yeux ne voient rien ; affolée et sans voix,
    Elle écoute et n’entend que le vent dans les bois.
    Pourtant son cœur bondit d’une étrange manière,
    Et ses yeux éblouis se couvrent de lumière.

    Quelque chose de grand, de brûlant, de puissant
    Vient de rentrer en elle et coule dans son sang.
    En elle des élans inassouvis se brisent ;
    Un feu léger, nouveau, en l’étouffant, la grise ;
    On dirait que soudain le soleil a paru

      

     

    A suivre...

    " Dans le ciel calme" 

     

      


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    Tant que ta face au haut du Ciel luira,
    Son long travail et souci ennuyeux.

    Mon oeil veillant s'attendrira bien mieux,
    Et plus de pleurs te voyant jettera.
    Mieux mon lit mol de larmes baignera,
    De ses travaux voyant témoins tes yeux.

    Donc des humains sont les lassés esprits
    De doux repos et de sommeil épris.
    J'endure mal tant que le Soleil luit ;

    Et quand je suis quasi toute cassée,
    Et que me suis mise en mon lit lassée,
    Crier me faut mon mal toute la nuit

     

     

     

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    Et l’enfant répondit, pâmée
    Sous la fourmillante caresse
    De sa pantelante maîtresse :
    « Je me meurs, ô ma bien-aimée !

    Je me meurs : ta gorge enflammée
    Et lourde me soûle et m’oppresse ;
    Ta forte chair d’où sort l’ivresse
    Est étrangement parfumée ;

    Elle a, ta chair, le charme sombre
    Des maturités estivales,
    Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre ;

    Ta voix tonne dans les rafales,
    Et ta chevelure sanglante
    Fuit brusquement dans la nuit lente. » .

    P.V

      

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    Petite pause d'été, à bientôt au beau Pays de Fantastica

    et bonnes vacances...

     


     Été

     

     

     

     

     


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    Je traversais alors des mondes bien étranges

    Faits de sommets bleutés, aux arbres flamboyants

    Qui semblaient s'embraser, dans le soleil couchant

    en lançant vers le ciel d'étonnantes louanges.

    Un air doux, parfumé, lentement me berçait...

     

     

     


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